Bio et santé

Le développement de l’agriculture biologique sur votre territoire peut bénéficier à la santé des consommateurs, des agriculteurs et des riverains.

 

 

Manger bio : quels bénéfices pour la santé des consommateur-rice-s ?

La prévention est au cœur des pratiques de l’agriculture biologique. Cette agriculture privilégie l’utilisation de semences particulières, la rotation des cultures, des techniques mécaniques et des alternatives biologiques pour lutter contre les organismes nuisibles. En agriculture biologique, l’utilisation de pesticides naturels ou dérivés de substances naturelles est uniquement autorisée en cas de menace avérée.



  • Les légumes issus de l’agriculture biologique peuvent donc être consommés avec leur peau (après un lavage à l’eau), ce qui augmente les apports en vitamine C, calcium, sodium, magnésium, fer, manganèse, zinc, potassium et phosphores.
 
  • La teneur en antioxydants (dont les polyphénols) est plus importante dans les légumes issus de l’agriculture biologique par rapport aux légumes issus de l’agriculture conventionnelle (entre 19% et 68% supérieure)
 
  • Une viande bio contient en moyenne, 23% d’acide gras polyinsaturés en plus et 47% d’oméga 3 en plus par rapport à une viande conventionnelle
 
  • Le lait bio contient en moyenne 7% d’acides gras polyinsaturés en plus, 56% d’oméga 3 en plus et une teneur plus importante en α-tocopherol (polyphénol constituant partiellement la « Vitamine E ») par rapport au lait conventionnels.

Cultiver bio : quels bénéfices pour la santé des producteur-rice-s et des riverain-e-s ?

Les agriculteur-rice-s bio ont moins de chance de développer des maladies professionnelles telles que la maladie d’Alzheimer et de Parkinson.

« Aujourd’hui, les impacts d’une contamination accidentelle massive sur les utilisateurs professionnels [de pesticides] sont connus : cela passe de l’irritation cutanée à l’atteinte du système nerveux central, mais on ne cerne pas encore bien les effets d’une contamination chronique. Plusieurs travaux de recherche conduits au début des années 2000 ont révélé une présomption forte de lien de causalité entre la survenue de la maladie de Parkinson et des expositions aux pesticides, notamment des herbicides.« 

Conseil Général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces Ruraux (CGAAER) et l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) dans un rapport confié par les Ministère de la Santé et de l’Agriculture

Les pratiques encadrées par le cahier des charges de l’agriculture biologique, en particulier la nature des pesticides utilisés, diminuent le risque de développer des troubles du système nerveux central.

Un rapport d’information nommé « Pesticides : vers le risque zéro », dirigé par Mme Nicole Bonnefoy, au nom de la Mission commune d’information sur les pesticides du Sénat (2012 – 2013) recommande de :

  • mettre en place des pôles régionaux de conversion à l’agriculture biologique
  • d’orienter davantage les aides publiques vers l’agriculture biologique
  • de favoriser la structuration des filières bio
  • d’interdire, à terme, la vente de produits phytosanitaires aux particuliers, à l’exception de ceux autorisés en agriculture biologique
Une étude de grande ampleur démontre la convergence des objectifs de santé publique et environnementaux : plus on mange bio, plus on mange végétal, et ces deux éléments cumulés ont un impact positif sur l’environnement et la santé.
Références :
  • Khattak, K. F.; Rahman, T. U. Analysis of vegetable’s peels as a natural source of vitamins and minerals. International Food Research Journal. 2017, Vol. 24 Issue 1, p292-297. 6p.
  • La qualité nutritionnelle des produits bio à l’étude. INRA http://www.inra.fr/Grand-public/Alimentation-et-sante/Toutes-les-actualites/Qualite-nutritionnelle-des-produits-bio
  • Perte et gaspillage alimentaire : l’état des lieux et leur gestion par étape de la chaine alimentaire. ADEME https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/pertes-et-gaspillages-alimentaires-201605-rapport.pdf
  • “Higher antioxidant concentrations and less cadmium and pesticide residues in organically-grown crops: a systematic literature review and meta-analyses.” Baranski et al. British Journal of Nutrition 112, 794-811.
  • Średnicka-Tober, D., Barański, M., Seal, C., Sanderson, R., Benbrook, C., Steinshamn, H., . . . Leifert, C. (2016). Composition differences between organic and conventional meat: A systematic literature review and meta-analysis. British Journal of Nutrition, 115(6), 994-1011. doi:10.1017/S0007114515005073
  • Średnicka-Tober, D., Barański, M., Seal, C., Sanderson, R., Benbrook, C., Steinshamn, H., . . . Leifert, C. (2016). Higher PUFA and n-3 PUFA, conjugated linoleic acid, α-tocopherol and iron, but lower iodine and selenium concentrations in organic milk: A systematic literature review and meta- and redundancy analyses. British Journal of Nutrition, 115(6), 1043-1060. doi:10.1017/S0007114516000349
 
  • Rapport La préfiguration d’un fonds d’aide aux victimes de produits phytopharmaceutiques établi par Pierre Deprost (Inspecteur général des finances), Xavier Toussaint (Ingénieur général des ponts, des eaux et des forêts, Laurence Eslous (Inspectrice des affaires sociales) et Jean-Bernard Castet (Inspecteur des finances). http://www.igas.gouv.fr/IMG/pdf/2017-M-043-03-DEF.pdf
  • Bonnefoy Nicole (octobre 2012), « Pesticides : vers le risque zéro », t. 1 : rapport, Rapport d’information sénatoriale de la mission commune d’information sur les pesticides et la santé, n° 42.

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