Les fermes de l’enseignement agricole : des exemples pour la conversion à l’AB

D’ici 2025, 100% des établissements disposant d’une ou plusieurs exploitations agricoles et ateliers devront avoir au moins un de leurs ateliers de production en AB !

Avec environ 800 établissements publics et privés, 18 établissements d’enseignement supérieur agronomique, vétérinaire et de paysage ainsi que de nombreux centres de formation d’apprentis et de formation professionnelle, l’enseignement agricole maille l’ensemble du territoire. Les établissements publics et nombre d’établissements privés possèdent une ferme qui sert de support aux enseignements techniques dans les formations relatives à la production agricole.

Quelle place pour la bio aujourd'hui dans les fermes de l'enseignement agricole ?

Depuis quelques années, l’enseignement agricole intègre l’agroécologie et l’agriculture biologique dans ses formations, ses projets et ses fermes !

L’agriculture biologique occupe une place importante dans les fermes des établissements. Dans l’enseignement agricole public :

  • 66,8% des fermes ont au moins un atelier conduit en AB ;
  • 18,9 % sont intégralement conduites en AB ;
  • 24,5 % des surfaces sont en bio.

 

Les objectifs fixés par le Ministère de l’Agriculture dans le cadre du plan Enseigner à Produire Autrement confirment ce rôle moteur de l’enseignement agricole : d’ici 2025, 100% des établissements disposant d’une ou plusieurs exploitations agricoles et ateliers, devront avoir au moins un de leurs ateliers de production en AB et 100% des ateliers technologiques devront avoir une certification AB.

De nombreuses conversions devraient donc avoir lieu dans les prochaines années.

La conversion des fermes en bio de l'enseignement agricole : un exemple pour leur territoire

De nombreux établissements ont déjà passé le pas, parfois en faisant le choix de se faire accompagner par le groupement d’agriculture biologique de leur territoire.

  • Dans la Loire, l’ARDAB a accompagné la conversion de la ferme de Saint-Genest Malifaux (EPLEFPA de Montbrison Précieux) au début des années 2010. Le Parc Naturel Régional du Pilat était (et est encore) très moteur dans le développement de la bio sur son territoire. Aujourd’hui, l’ARDAB travaille avec l’EPLEFPA de Roanne Chervé.

 

  • En Charente, la MAB16 a été sollicité en 2015-2016 pour accompagner l’étude de conversion de la ferme de Barbezieux (EPLEFPA d’Angoulême) dans le cadre d’un projet pédagogique. Ce sont les apprenant-e-s qui devaient aboutir à la conclusion : faut-il ou non passer en bio ? La conversion a été engagée dès 2017 et la ferme certifiée depuis 2019.

 

  • En 2020, Bio en Hauts-de-France a commencé à travailler avec l’EPLEFPA du Pas-de-Calais sur la conversion de la ferme de Radinghem.

Lors de ces projets, les établissements et les GAB mettent un point d’honneur à mobiliser les apprenant-e-s (souvent : Bac pro, BTSA). L’accompagnement à la conversion (état des lieux, étude technico-économique, formations à la bio…) est envisagé comme un support de formation et d’échanges avec ces futur-e-s producteurs et productrices.

Ces fermes de l’enseignement agricole peuvent être mobilisées dans le cadre de projet visant le développement de la bio en servant de fermes de démonstration ou fermes vitrines lorsqu’elles sont en conversion ou déjà en bio.

Dans le Pays Solesmois (Nord), la MFR de Haussy a par exemple converti 2 hectares de son exploitation pour en faire une vitrine de changement de pratiques à l’échelle du territoire. Des modules de formation sont organisés avec des interventions sur cette parcelle.

Créer des références technico-économiques locales sur la ferme d’un établissement, avec la participation des apprenant-e-s

Les fermes de l’enseignement agricole peuvent être mobilisées dans le cadre de nombreux autres projets pour accompagner le développement de la bio.

L’EPLEFPA de Saint-Flour, dans le Cantal, est ainsi partie prenante d’une étude de faisabilité dans le cadre d’un projet de développement d’une filière maraîchage sur le territoire. Cette étude mobilise des apprenant-e-s (cursus ingénieur-e en agronomie) et le lycée professionnel agricole Louis Mallet à Volzac sur le territoire de la Communauté de Communes.

Il s’agit principalement de constituer un centre d’essai pour :

  • Créer des références technico-économiques locales notamment en bio ;
  • Mener des expérimentations (recherches variétales adaptées au sol et climat).

 

Ce projet est développé en lien avec le Plan Alimentaire Territorial de la Communauté de Communes.

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